| Pendant l'Ancien Empire... |
| A partir de cette période, les sources de renseignements se sont enrichies: nous disposons de documents hiéroglyphiques, en plus des représentations picturales. |
|
les
hiéroglyphes sont nés |
|
Pendant longtemps, on a pensé que les tombes prédynastiques et les premières dynastiques ne contenaient aucun écrit. Cette notion a été contredite par la découverte de la tombe de Khasekhemoui (IIe dynastie). On peut trouver des hiéroglyphes dans certaines tombes précoces. Nous devons cependant garder à l'esprit que cette documentation est en partie "biaisée": en effet, la plupart des textes et des images proviennent des tombeaux d'une élite de la société égyptienne. Par contre, d'autres sources archéologiques, constituées par la découverte de tombes et d'habitations plus humbles, offrent des renseignements non filtrés sur la population de l'époque: on peut en déduire l'espérance de vie selon le sexe, l'activité physique, les maladies, l'alimentation... Ce sont souvent les seuls renseignements sur la vie de ceux qui n'appartenaient pas à la classe favorisée et pour lesquels on n'a que peu ou pas de documents écrits. Les objets trouvés dans ces tombes parlent aussi de leurs propriétaires et on peut tenter de déterminer lesquels sont fonction du sexe du défunt. Un grand nombre de représentations d'êtres humains sont sexuées: on peut reconnaître un personnage en tant qu'élément masculin ou féminin, par des différences anatomiques mais aussi par la position de ces figures les unes par rapport aux autres, ou par leurs tailles relatives ou encore par leurs différences de couleur (visage souvent rose ou brun-rouge pour les hommes et plus clair pour les femmes). Les vêtements, les bijoux, les coiffures sont d'autres éléments d'identification du sexe. Sur les parois des tombes, on trouve des scènes de la vie quotidienne et l'on peut constater que la femme jouit déjà d'une condition égalitaire. Ses droits terrestres se projettent dans l'au-delà: si, dans la vie terrestre, elle a droit à une part du patrimoine conjugal (fixée par le contrat de mariage), dans l'au-delà, elle a droit à être entretenue.
|
|
![]() |
|
![]() |
|
| Mais, nous devons constater qu'il n'en est pas toujours ainsi et que sur un certain nombre de sculptures, la taille de la femme est nettement inférieure à celle de son époux |
![]() |
|
| De même, sur un certain nombre de fresques funéraires, les femmes de rang supérieur sont présentes en fonction de leur lien avec le personnage masculin principal (épouse, fille). Il n'est pas rare qu'elles soient représentées à une échelle inférieure à celle de leur époux et un peu en retrait par rapport à lui. |
|
| Par contre, dans les tombes de reines, on trouve des représentations de femmes seules, agissant à leur guise, indépendamment de leur mari. |
![]() |
|
| Dans les tombeaux, on a trouvé nombre de statuettes qui montrent les femmes au travail. On a souvent pensé qu'il s'agissait de servantes mais dans les familles modestes, il est raisonnable de penser que la ménagère s'occupait elle-même de ces travaux. Ainsi, elle effectuait diverses tâches ménagères comme: moudre le grain, préparer le pain, brasser la bière, cuire le repas...Le ménage égyptien produisait lui-même à peu près tout ce dont il avait besoin. |
| Donc, les femmes exerçaient diverses activités dans l'agriculture (battre le blé, vanner), l'artisanat et le ménage tandis que les hommes s'occupaient plus particulièrement du travail des champs et des chantiers. |
|